Making Of

C’est Sandra (copilote et directrice du making of) qui a commis cette belle photo moche au Yukon qui introduit cet article. Aujourd’hui je vous donne en effet quelques suppléments sur le voyage, les coulisses, les scènes inédites, la logistique. Par exemple, vous avez souvent vue ma tente devant différents paysages mais je ne vous ai jamais fait visiter l’intérieur. C’est pièce est la chambre. C’est surtout la texture du sol qui fait le confort du lit ! Nous avons aussi à porté de main une réserve d’eau, une lampe de poche à dynamo intégré et la bombe anti ours permettant plus de se rassurer que d’éloigner l’ours. En dernier recours, la plage arrière de la voiture peut être un endroit agréable pour passer une bonne nuit, notamment à l’abri de la pluie ! Les campings en nature sont bien en Amérique du Nord. Souvent en pleine forêt, le voisin est à au moins 50 mètres de nous, caché dans les arbres à l’opposé d’un camping français ou tout le monde sera entassé ! Le confort est rustique, c’est à dire qu’il n’y a point de douches ni électricité, des toilettes sèches. Il est possible d’obtenir de l’eau parfois à l’aide d’une pompe à main, parfois à la rivière à proximité. Ça c’est pour les campings payants (mais certains sont gratuits, le premier arrivé peut s’installer à sa place), pour le camping sauvage, nous cherchions une cachette tranquille tel au bord d’une rivière du nom de Bear Creek car nous sommes courageux ! Maintenant la cuisine, elle est en plein air avec l’essentiel comme le camping gaz, la casserole et l’huile d’olive. Le repas du campeur, digne de la haute gastronomie est souvent confectionné à base de pates ou de riz, agrémentés parfois de sauce tomate et même pour les jours de fêtes de mozzarella.
Très fonctionnelle, la cuisine peut aussi être multifonctionnelle. Elle est en effet facilement transformable en salle de bain tout confort. Avant de conclure, vous vous demandiez peut être comment rester en contact avec la civilisation au moyen d’Internet pendant ces quatre mois. S’il est vrai qu’il n’y avait aucun moyen de se connecter en pleine forêt il était toujours possible de pirater une connexion internet sans fil, à partir de sa voiture, à proximité d’une bibliothèque, d’un office de tourisme ou d’un réseau non protégé mais dans les petits villages reculés. Un petit tour dans le village permettait de trouver le spot utilisable (c’est à dire avoir au moins trois barres !). Aussi, un système ingénieux me permettait de brancher mon pc sur mon allume cigare afin d’obtenir un peu d’électricité nécessaire au rechargement des batteries. Un dernier outil potentiellement intéressant est aussi l’émetteur-transmetteur FM mp3 branché lui aussi sur l’allume cigare. En effet, dans ces contrées éloignées, aucune station de radio n’est captée sur l’auto radio. Le petit appareil en question permet ainsi d’écouter France Inter en baladodiffusion au milieu de la Saskatchewan tout comme au cœur de l’Alaska ! Voilà qui conclue les aventures de ce voyage, cette expérience de vie nomade... Mais non, je ne dévoilerai pas les scènes coupées !
Ma maison dans l'État de Washington

Commentaires

Sandra a dit…
Tu as omis de parler de la fois où tu as dormi dans des toilettes quand même... Et sans te faire manger par les rongeurs, en plus.

J'ai une photo de cet abri de luxe si tu veux.
Mathgon a dit…
La baldodiffusion porte bien son nom dans ton cas, beaucoup plus que le terme podcasting. Mias du coup, qu'est-ce que tu écoutes?