mercredi 23 décembre 2009

Tervetuloa Suomessa

Le jour tant attendue étant arrivé, je suis parti pour New York, puis après quelques heures d’attentes à l’aéroport, j’ai pris l’avion Finnair en direction de Helsinki pour 8 heures de vol. Et me voilà en Finlande (Suomi en finnois). Ensuite, il fallait encore que je prenne le train pour Joensuu, en Carélie du Nord, pas loin de la frontière avec la Russie. C’est un peu l’équivalent de l’Alsace Lorraine, car c’est toujours pour défendre la Carélie que les Finlandais sont entrés en guerre. Mais pour moi, la Carélie, c’est surtout là où j’ai retrouvé Caroline ! Alors mes impressions de la Finlande sont les suivantes : c’était trop bien ! Le temps était plutôt beau, malgré le couché prématuré du soleil. La température était également agréable, la température la plus basse pendant la semaine était -23°C tandis que la plus haute était proche de -16°C ! A ces températures, on a les cheveux qui gèlent et aussi l'intérieur du nez ! Malgré tout, nous avons pratiqué pas mal de outdoor activities. Par exemple, j’ai expérimenté le ice fishing qui consiste à pêcher sur un lac gelé en creusant préalablement un trou. C’est une activité également populaire au Québec, mais je ne l’avais encore jamais pratiqué. Malgré la température extrême, les finlandais ne rechignent pas à utiliser le vélo pour aller d’un point à un autre de la ville. Nous avons donc fait plusieurs kilomètres de vélo tous les jours, pour visiter Joensuu, faire les courses et rendre visite à des amis de Caroline qui m’a fait partager son expérience Erasmus. Ca m’a fait plaisir de voir des étudiants des quatre coins de l’Europe ! Côté gastronomie, j’ai gouté à plusieurs pâtisseries finlandaises, comme les karjalanpiirakka et les tähtitorttu. C’est plutôt bon, meilleurs que les produits québécois ! Aussi, j’ai expérimenté le sauna et le ice swimming. En gros, il faut tout d’abord incubé dans un milieu chaud et humide avec une température de 85°C pour se faire suer. Ensuite, après une marche presqu’entièrement nue à l’extérieur (le thermomètre indiquait -16°C) il faut descendre dans un lac glacé. Une petite zone du lac est brassée ce qui permet à l’eau de rester sous forme liquide et d’atteindre tout de même la température de 1°C ! Les plus courageux peuvent également effectuer quelques brasses. Bon, je n’ai malheureusement pas de photos pour vous authentifier cette expérience. Mais je l’ai bien fait ! On m’y a entraîné de force ! Non, c’était un défis, mais c’était un plaisir aussi !
Nous avons aussi fait une belle randonnée au Parc National de Koli en Carélie. Hormis un peu de relief au nord, la Finlande est un pays plutôt plat. Mais le parc ou nous sommes allés est toutefois un peu vallonné. Notamment, nous avons gravi le plus haut sommet, l’Ukko-Koli (le Vieux Koli) qui atteint tout de même, attention les yeux, 347 m ! Avec toute cette belle neige, la vue au sommet est grandiose, on contemple le Lac Pielinen parsemé de multiples îles. Les couleurs en forêt étaient tout aussi belles avec ces reflets roses et oranges sur la neige et cet éternel soleil couchant. C’est trop beau ! Comme le Québec, la Finlande est parsemé d’innombrable lac et forêt. Ce que j’aime bien, c’est que même si elles sont privés, les finlandais ont un droit d’accès à toutes les forêts du pays, ils peuvent s’y promener, cueillir des baies et des champignons. Ca c’est une vraie différence culturelle par rapport au Québec…
Aussi pour mon dernier jour, j’ai visité Helsinki la capitale. J’ai bien aimé la grande place Senaatintori avec en face la cathédrale blanche Tuomiokirkko. Étonnamment, l’intérieur est plutôt austère, ce qui n’est pas le cas de l’église orthodoxe Uspenskin Katedraali avec son intérieur riche et doré. Aussi j’ai fait le tour du marché de noël où les gens vendent des objets artisanaux et des spécialités gastronomiques. J'ai aussi pu prendre la boisson local pour me réchauffer, un Glögi, une sorte de vin chaud sans alcool. J’ai aussi tenté de faire quelques portraits des habitants du pays. C’est drôle, il est relativement facile de reconnaître un finlandais. Bien sûr, il y a une majorité de blonds aux yeux bleus, ils ont un petit nez rond et des grosses joues qui leur donnent un visage de bébé !
Sur ce ça fait pas mal d’informations tout de même ! Le reste, c’est privé !
Toutes les photos du voyage sont consultable ici.
Bien, je vous le dit en islandais, c’est gleðileg jól, ce qui signifie en finnois hyvää joulua !

Nähdään !

dimanche 6 décembre 2009

Les douaniers ont été conciliants...

Je profite juste d’un peu de temps en cette soirée de fin de weekend pour donner quelques nouvelles avant le grand départ ! Dans 5 jours, je pars pour l’autre pays des caribous et des orignaux : la Finlande !
J’ai passé la fin de semaine dernière avec Nathalie actuellement en post-doc à Providence (dans Rhode Island, le plus petit État des États-Unis). Elle est originaire de Brest ! En visite au Québec, j’ai pu lui faire découvrir Montréal. Alors bien sûr nous sommes allés faire un tour du côté de la boulangerie bretonne pour acheter du Kouign Amann. Et nous l’avons dégusté au sommet du Mont Royal ! Trop bien ! Pour rester dans la thématique de la journée, nous sommes allés manger des crêpes le soir. Trop bon !
Aujourd’hui, nous sommes allés en randonnée avec une de mes collocs (et oui, je suis chanceux, j’en ai plusieurs !). Heureusement, des korrigans québécois installent des toilettes mixtes au milieu de la forêt, en cas d’envies pressantes…
Ha, aussi j’ai bien réceptionné un colis en provenance de la Savoie avec 6,9 kg de vivres… et aussi un chat ! Trop bien ! Je suis bien sûr allé chercher mon colis à la pharmacie… Oui, ils sont drôle ces québécois parfois… Depuis, j’ai bien ouvert mes paquets. 12 paquets étaient numérotés et tous étaient accompagnés d’une énigme du genre dans mon troisième les oies l’ont si rosé ou dans mon cinquième on les dit d’abondance ou de la mort et s’il fallait un prince, ce serait mon onzième… Vous avez trouvé ? En tous cas, les douaniers ont été conciliants et moi je vais bien me régaler !! Eh, avec cette chemise je vais épater toutes les filles !!

Sur ce, à bientôt. Moi je serai de retour après la Finlande. Kenavo !

jeudi 26 novembre 2009

Où serez-vous en 2012...

Des images de joyeux scientifiques pour démarrer… Car aujourd’hui, nous allons parle un peu de science et de croyance. Comme beaucoup, je suis allé voir le film 2012 au cinéma. Bien sûr l’histoire est naïve, le scenario n’apporte pas grand chose de plus aux autres films catastrophes du même genre. Néanmoins, le film est esthétiquement intéressant, les effets spéciaux très bons, il s’agit d’un très bon divertissement. Les histoires de fin du monde (ou fin d’un monde), d'apocalypses, nous fascinent toujours, elles existent dans tous les mythes et religions. Sans doute correspondent-elles à une métaphore de nos peurs dans nos vies : comment vais-je survivre à toutes les épreuves qui m’attendent… Le succès du film serait révélateur de nos angoisses mais aussi de l'état de santé de la planète, et pour certains chercheurs, cette paranoïa serait symptomatique d’une société qui va mal…
Un dossier de science et avenir passe au crible la crédibilité scientifique du film. L’analyse montre ainsi que le scénario est peu crédible. La science est sacrifiée au profit de l’émotion et des effets spéciaux. Alors bien sûr nous sommes dans l’imaginaire, une histoire inventée, mais néanmoins on parle de science, il y a des chercheurs dans les protagonistes du film. C’est souvent le cas dans les films américains, il s’agit d’une vraie différence culturelle par rapport à la France ou la science est trop rarement mise sur le devant de la scène. La science est certes capable du meilleure (acquisition de nouvelles connaissances, technologie, émancipation, elle fait rêver) comme du pire (dérive, excès) mais elle est actuellement plutôt malmenée. La science perd de son prestige et les restrictions budgétaires du gouvernement français concernant la Science et la Culture sont très claires sur ce point. Loin d’être un monde idéal, l’Amérique du Nord valorise néanmoins plus ces chercheurs et leurs découvertes scientifiques. Pour certains, la science serait un récit parmi d’autres n’ayant pas de rapport plus particulier avec la vérité, du coup elle est laissée de côté. Dans sa quête de vérité, la Science nous permet de décrire la réalité (parfois invisible), contrairement aux apparences qui peuvent être trompeuses (la Terre tourne bien autour du Soleil et non l’inverse, l’atome existe). La science est certes incomplète, son objet est la recherche du Vrai, mais elle n’a pas pour mission de dire le Juste ou le Bon. Si la science nous permet d’apprendre sur la réalité, de manipuler ou changer cette réalité, c’est l’éthique et la philosophie qui nous informe si cela nous enrichit et nous ouvre des possibles ou si au contraire, cela nous appauvrit et nous emprisonne. Toutefois, dans nos démocraties, un minimun de compétence est nécessaire pour faire des choix (parfois politiques). Il n'est pas possible d'avoir un esprit critique si on ne s'interesse pas aux enjeux scientifiques actuels comme les progrès en génétique, le clonage, les OGM, les neurosciences, les nanotechnologies, l'informatique, la pollution, les changements climatiques... Axel Kahn présente cette idée d'accès à la responsabilité. "On n'est pas responsable de ce que l'on ignore, on ne peut l'être qu'en connaissance de cause. Ainsi, la science constitue un facteur essentiel d'un possible exercice de la liberté : en permettant d'éclairer la nature et les conséquences des termes de l'alternative d'un choix, d'en apprécier les enjeux."
L’histoire du vivant nous montre que les extinctions au cours des ères géologiques entrainent ensuite des explosions de la biodiversité, et l’histoire humaine nous montre que lorsqu’une civilisation disparait, une autre nait ou se transforme. Ainsi, avec ou sans l’Homme, l’histoire de la Terre continuera… En attendant, le bonheur est ici et maintenant, profitons en. En 2012, je serai probablement en ballade quelque par sur cette jolie planète. La semaine prochaine, je vais voir un autre film, the road, cette fois, l’histoire a lieu après la destruction du monde et montre comment les survivants s’organisent dans ce nouveau monde…

dimanche 15 novembre 2009

Présence Autochtone

Aucune identité collective n’est figée définitivement et toute société humaine est pluriculturelle. Entre le débat sur l’identité en France et la mort de Claude Lévi-Strauss, j’ai choisi aujourd’hui de dire quelques mots sur les peuples premiers et notamment les autochtones du Canada. Les Indiens d’Amérique sont d’origine asiatique, ils sont arrivés sur le continent à partir de l’Asie du nord en passant par le détroit de Béring et l’Alaska en plusieurs migrations il y a 25 000 à 12 000 ans (et peut être même il y a 40 000 ans pour les premières migrations). Ils se sont ensuite essaimés sur l’ensemble du territoire des Amériques et ont formé de nombreuses civilisations autochtones originales, de cultures différentes, d'artisanats et de croyances différentes. Les conditions de vie étaient très différentes selon le milieu de vie des Amérindiens. Certaines populations sont restées nomades alors que d’autres se sont sédentarisées. Ils tiraient leur subsistance de la cueillette, la chasse et la pêche et l’agriculture pour ceux qui avaient adopté un mode de vie sédentaire. Ils utilisaient aussi les plantes pour des rites religieux et comme médicaments. Avant l’arrivé des Européens, ils croyaient en l’importance du respect d’un équilibre nécessaire entre l’Homme et la Nature qui l’entoure et le nourrit. Ils ne croyaient pas à l’appropriation de la terre et ne reconnaissaient que le droit d’usage d’un territoire.
Les premiers européens qui découvrirent l’Amérique sont des Vikings. L’Islandais Eric le Rouge s’installa un moment au Groenland. C’est son fils, Leif Eriksson qui explora une nouvelle terre vers l’an 1000 correspondant aux actuelles Terre Neuve et Labrador au Canada. Plus tard, Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de France en 1534. Il explora l’estuaire du Saint Laurent, remonta jusqu’à l’actuel Québec puis l’Ile de Montréal. En rencontrant les amérindiens et leur type asiatique, il pensait que la Chine était toute proche ! Cependant, à l’époque de Cartier, des pêcheurs bretons, normands, basques, espagnols, portugais et anglais rodaient déjà dans les alentours, attirés par la morue ! Le Canada resta ensuite un moment dans l’oubli (l’Europe était confrontée aux problèmes de guerre de religion) et c’est Samuel de Champlain qui présida la fondation de Québec en 1608. Des échanges commerciaux s’organisent alors entre les Français et les amérindiens Innus, Algonquins et Hurons tandis que des tensions avaient lieu avec les Iroquois. L’arrivée de « l’homme au grand canot » bouleversa les sociétés indiennes et menaça leur identité. Au XIXe siècle, avec le développement économique du Québec, de partenaires militaires et économiques, les Amérindiens deviennent un problème. On essaie de les sédentariser et de les contrôler, de les déplacer, les premières réserves datent de la moitié du XIXe siècle. Au XXe siècle, le développement des compagnies forestières et de l’hydroélectricité perturbe les écosystèmes dont dépendaient les autochtones et met un terme à leur mode de vie traditionnel. Avec le déclin des activités traditionnelles, la vie dans ces nouveaux villages fut souvent troublée par la toxicomanie, l’alcoolisme, la violence familiale et le suicide.
Familles de langues amérindiennes en Amérique du Nord
Il y a 11 nations au Québec, dont 10 amérindiennes, la onzième est formé par les Inuits du Nunavik au nord du Québec. Ces 10 nations appartiennent à deux grandes familles linguistiques : les algonquins (ou algiques) et les iroquoiens qui peuplaient à l’origine l’Amérique de l’Est. La famille algonquienne est représentée au Québec par les innus (les Montagnais et les Naskapis) de la Côte Nord et du Saguenay-Lac-saint-Jean, les Abénaquis sur la rive sud du Saint-Laurent, les Micmacs en Gaspésie tandis que les Iroquois sont représentés par les Mohawks (vers Montréal) et les Hurons (vers Québec). Les Cris étaient localisés plus au Nord vers la baie d’Hudson. Longtemps considéré comme des citoyens de deuxième catégorie, les amérindiens s’organisent aujourd’hui comme une force politique afin de faire valoir leur droit.
La confrontation des sociétés traditionnelles avec le monde moderne a souvent eu des conséquences catastrophiques. Victimes de la colonisation, de l’esclavagisme, du racisme, des intérêts économiques, au Canada comme dans le reste du monde, les peuples premiers sont aujourd’hui en voie de disparition. Ni meilleurs, ni pires, mais juste différents, ces peuples représentent pourtant une culture ancestrale, ils sont un patrimoine, la mémoire de l’humanité.
Je conclurai donc avec une citation de Lévi-Strauss : “L'humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l'un tend à instaurer l'unification, tandis que l'autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification”.

dimanche 8 novembre 2009

Sur la route de Madison… à Mansonville

Un pont c’est un intermédiaire, une transition, une traversée, c’est passer de l’autre côté, c’est une métaphore du lien et de l’union. Aujourd’Hui, j’allais non pas à Madison, mais à Mansonville pour aller vers le Mont Owl’s Head, au sud de l’Estrie, pas loin de la frontière américaine. Parfois, lorsque je vais d’un point A à un point B, j’aime faire un petit détour pour aller voir un pont couvert. Je n’ai point rencontré de dame pour me guider à travers les ponts couverts des cantons comme dans le film de Clint Eastwood. Mais voici tout de même quelques photographies. Il en existe plusieurs au Québec datant de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. Certains sont encore ouverts à la circulation, alors que d’autres, en moins bon état, sont maintenant fermés. Mais pourquoi ces ponts sont ils couverts ? Abris pour les voyageurs ? Lieu de rencontre pour les amoureux ? La raison est plus pragmatique. Les ponts étaient couverts d’un toit afin de protéger leurs structures des intempéries. Ainsi, leurs durées de vie étaient plus longues.
Et le Mont Owl’s Head pour finir… La montée est plutôt raide mais le paysage au sommet en vaut la peine. Une belle vue sur le Lac Memphrémagog. Côté Québec, on peut voir le Mont Orford. De l’autre côté, c’est le Vermont aux États-Unis.

dimanche 1 novembre 2009

L'Halloween à Sherbrooke !!

L’Halloween trouve vraisemblablement son origine dans la fête celtique de Saiman qui marque le début de la saison sombre, l'annonce de l'hiver, c'est une période de transition avec une ouverture possible vers l’Autre Monde, celui des dieux. Très populaire en Irlande, la fête a été importée avec les colons au Canada et aux Etats-Unis. En France, Halloween avait connu un certain succès pendant quelques années ; la fête est néanmoins moins populaire maintenant : plus à la mode ou évincé en raison des critiques qui présentaient l’importation d’Halloween comme une opération marketing. Pour moi, sur le plan ludique, l’Halloween est un bon prétexte pour faire la fête. Les gens décorent leur maison avec des personnages morbides dans une ambiance un peu glauque, mais parfois aussi un peu kitsch. Il est également possible de se parer d’un déguisement ridicule et d’aller danser dans une atmosphère sordide. Pour ma part j'ai également confectionné une tarte à la citrouille.
En tout cas c'est pas facile tous les jours de vivre avec mes colocs prudes et austères, entre Ingrid la frigide et Ghislaine la malsaine... J'aimerai bien vous y voir à ma place...
Voici donc quelques photos de la fête d'Halloween.

dimanche 25 octobre 2009

Sentiment d'existence au Parc de la Mauricie

Afin de profiter encore de l'automne québécois, je suis allé au Parc de la Mauricie pendant deux jours avec Sandrine ! Nous avons dormi dans une auberge en bois plutôt sympathique et paisible : aux berges du Saint Maurice. Nous avons fait près de 35 km de marche sur des sentiers tout en montée et descente, avec des points de vue grandiose sur des étangs, lacs et paysages forestiers. Le Parc se situe au nord du Saint Laurent et au sud du Bouclier Canadien. Sur le plan géologique, il fait partie des Laurentides qui sont composés de roche datant de l'ère précambrienne. C'est un paradis pour le randonneur de tout niveau, avec les sentiers faciles de 3 km et le plus grand, le sentier Laurentien qui fait 75 km peut se parcourir en 5 jours, loin de tout, en total autonomie ! En tout cas, nous avons parcouru des étendues bien sauvages, aucune ville ni habitation à perte de vue. C'était très tranquille...Nous n'avons même pas rencontré un ours ni un orignal... Mais seulement deux renards... Mais aussi toute la famille de Tic et Tac !...
Encore une fois, afin de prendre conscience de notre existence et de notre appartenance à la nature nous nous sommes laissés aller à la contemplation. La contemplation, "c'est se laisser être, c'est être en harmonie avec l'Être", c'est le bonheur d'être ici et maintenant.
Plus de clichés du paysage sont présentés ici.

jeudi 15 octobre 2009

Contemplation d'une forêt automnale et éloge de la Nature

A l'heure ou dans notre culture occidentale moderne nous nous sommes détachés de nos racines biologiques, à l'heure ou nous nous sommes entourés d'un univers d'artefact qui font écran à la complexité, la diversité et le mystère des écosystèmes naturels, il est tellement bon de se retrouver en pleine nature, de retrouver sérénité, épanouissement et contemplation au sommet du Pic de l'Ours ! C'est tellement beau... La Nature et la biodiversité nous fournissent un grand nombre de services tel que la fourniture d'oxygène, la purification de l'air, la régulation du climat, l'épuration de l'eau et la contribution au grand cycle biogéochimique de la Terre. La Nature contribue également à la fertilité des sols, elle fournit des fibres pour l'habillement, du bois pour le chauffage, la construction et la papeterie, elle est la base de l'agriculture et de l'alimentation des Hommes, elle produit ou inspire des médicaments... Ces services sont à la base du bien être humain et du développement de nos sociétés. Mais aussi la Nature contribue tout simplement à notre bonheur parce qu'elle nous émerveille par sa beauté. Aujourd'hui, je vous fais partager cette fascination douce qu'exerce sur moi cette forêt automnale... Nous ne pourrons pas nous séparer de la Nature car nous en faisons pleinement parti, ainsi l'Homme a intérêt de préserver au mieux son intégrité.

samedi 10 octobre 2009

Un automne à Sherbrooke...

Tout à l'heure, j'ai profité de cette saison automnale pour prendre quelques photos de Sherbrooke. Pas de randonnée en forêt aujourd'hui, en fait ce matin il pleuvait malheureusement... Sinon, pour agrémenter un peu les nouvelles je vous mets également une photo rigolote du lab :
Et aussi pour vous occuper 5 minutes, voici un épisode d'un petit feuilleton qui raconte l'histoire d'un français arrivé au Québec, ses premières péripéties, rencontres et quiproquos. C'est toujours rigolo lorsque l'on connait les différences culturelles entre les deux pays. C'est la Poutine au Vin.

dimanche 4 octobre 2009

Fall

Maintenant, l’automne est officiellement arrivé. C’est la meilleure période pour les randonnées en forêt. La température est agréable, les moustiques sont absents, il manque juste parfois un peu de soleil pour rendre les couleurs automnales encore plus chatoyantes… Voici donc quelques paysages mélancoliques et bucoliques… 10 km de marche samedi et 12 km ce dimanche. Une belle randonnée en Estrie dans un endroit où je n’étais encore jamais allé ! Et pourtant, à seulement 30 min de voiture de Sherbrooke. Le Mont des Trois Lacs donne un joli point de vue sur le Lac Simoneau, le Lac des Monts et le Lac Brompton. Sur le chemin, on longe un étang à castor, on peut voir le barrage et la hutte. Et bien sûr, toujours la forêt, des arbres à perte de vue… Et je vous laisse essayer de les compter pour vous endormir… Vous souhaitez en voir plus, essayer de cliquer par là.

dimanche 27 septembre 2009

Les paysages se transforment

Quand je ne suis pas de l'autre côté de la frontière, je profite pour aller rechercher de nouveaux paysages de ce petit coin au sud du Québec, en Estrie ("c'est là que je veux être" dit la publicité). Des forêts, des lacs... c'est toujours pareil me direz vous... Ben non, c'est jamais les mêmes ! De plus, tout change au cours du temps. Tout évolue dans la continuité. C'est un processus, un mouvement, une marche, une révolution, une histoire, une saison. D'ailleurs, en ce moment, les arbres commencent à se parer de leurs couleurs automnales...

mardi 22 septembre 2009

Hiking in New Hampshire

Oui c’est très bien le Québec, mais tout de même lorsqu’on traverse la frontière il y a des plus belles montagnes ! Que dire sur le New Hampshire : c’est un État encore vierge car les trois quarts du territoire sont couverts de forêts. Mais le plus intéressant c’est que le nord de l’État est montagneux avec les fameux sommets des White Moutains. J’ai fait la randonnée dans le Franconia Notch State Park et j’ai notamment traversé l’étroite Flume Gorge. Dans la forêt et au bord des rivières, j’ai pu observer de nombreux blocs de granite comme en Bretagne, l’État est d’ailleurs nommé le Granite State. Je suis également passé à Bretton Woods, une station de ski. Mais le village est surtout connu pour la conference qui s’y est tenue en 1944 sous l’égide des Nations-Unis qui a abouti à la creation du FMI et à la mise en place du capitalisme mondialisée qui s’écroule aujourd’hui ! La conference avait lieu au Mount Washington Hotel and Resort. Du village, on peut observer la chaîne Presidential Range avec le Mont Washington qui culmine tout de meme à 1917 m. D’ailleurs, il y avait déjà de la neige au sommet. Un peu plus de photos sont par là. Voilà, je concluerai par la devise du New Hampshire : Live Free or Die.


vendredi 11 septembre 2009

A Boss Town, met ses chausettes !

Dans de nombreux pays du monde, la fête du travail célèbre les travailleurs à l’occasion de manifestation. Elle met à l’honneur des événements de grève débutant le 1er mai 1886 à Chicago et réprimés par les forces policières. Étonnement, en Amérique du Nord, la fête du travail a lieu le premier lundi de septembre, soi disant pour éviter le mélange avec des mouvements d’obédience marxiste. J’aime bien le concept de la fête du travail qui permet aux travailleurs de mettre en avant leur droit et revendiquer des avancés sociales. Pour nous, avec le week-end de trois jours et le temps magnifique annoncé, le Labor Day était donc l’occasion de profiter de choses plus futiles mais néanmoins intéressantes et agréables. Nous sommes allés en Nouvelle-Angleterre, direction le Massachusetts. En particulier, nous avons visité plutôt la côte est de l’Etat. A 60 km plus au nord de Boston, il y a une espèce de presqu’île dont nous avons fait le tour. A Gloucester Harbor, le port était magnifique et animé, avec les pêcheurs il permet de me remémorer un peu la Bretagne. Surtout, il y avait là bas de nombreux voiliers qui étaient magnifiques. Un peu plus loin, nous avons profité des plages de sable blanc et nous nous sommes baignés tout de même jusqu’aux genoux. Bon, aucun de nous n’avait pensé à emmener son maillot de bain, mais c’était tout de même agréable. Ensuite, le village de Rockport était vraiment très charmant. Il y avait l’abri de pêcheur rouge, tel que photographié dans mon guide touristique ! Mais surtout, le village est agréable a visité en raison de son architecture typique, toutes des maisons en bois, et au centre ville, les maisons et boutiques sont habitées par des artistes et artisans vendant leurs œuvres. Le soir est malheureusement arrivé trop vite. Nous n’avons pas eu le temps d’aller voir le phare Eastern Point Light qui présente d’après le guide un point de vue intéressant. J’avais aussi planifié de visiter la ville historique de Salem qui fut gagné en 1692 par une vague d’hystérie avec les fameux procès de sorcières. Dommage, l’emploie du temps était trop chargé pour une seule journée…
Les deux jours suivants étaient consacrés à la visite de Boston. Boston est le centre économique et culturel de la Nouvelle-Angleterre. Il y a de nombreux musées, mais en seulement deux jours et avec le temps magnifique, nous avons préféré déambuler dans la ville afin de s’imprégner de l’ambiance des différents quartiers. C’est une très belle ville et j’ai apprécié les contrastes entre des buildings modernes et des bâtiments beaucoup plus anciens. Si ce n’est pas toujours le cas aux Etats-Unis, a Boston on peut commencer à parler d’Histoire et l’héritage est visible. La ville fut fondée en 1630. Elle est un lieu important lors de batailles puis de la déclaration d’Indépendance des Etats-Unis en 1776. La Old State House date de 1713. Elle est aujourd’hui transformée en musée et contraste aux côtés de gratte-ciel. La Massachusetts State House a été construit entre 1795 et 1798 afin d’abriter le siège du gouvernement de l’Etat. Trinity Church date de 1877. Nous n’avons pas pu y pénétrer en raison du Labour Day. Back Bay est un beau quartier, plutôt bourgeois, avec de grandes demeures splendides. Newbury Street serait plutôt l’équivalent des champs élysées avec des boutiques haut de gamme et des magasins de haute couture. Fondée en 1895, la Boston Public Library est un monument imposant. Aujourd’hui, Boston s’est tournée vers les hautes technologies, l’enseignement, la recherche, la santé. Il y a de nombreuses universités comme Boston University, Massachusetts University et de nombreux laboratoires de recherche. Boston est peut être une des villes des Etats Unis, mais aussi du monde, ou la recherche est la plus intense. A Cambridge, ville limitrophe de Boston, il y a la prestigieuse Harvard University dont nous avons visité le campus. Un peu plus loin, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) est considéré comme un des centres de recherche les plus prestigieux du monde.


Nous avons passé un fameux week-end. Les photos sont présentées ici.

vendredi 4 septembre 2009

En vrac

Aujourd’hui, juste quelques nouvelles dans le désordre. Tout d’abord, le mois de septembre est magnifique : un grand soleil et pas une seule goutte de pluie depuis une semaine ! Je vous envoie une photo de la maison et même de ma chambre pour ceux que ça intéresse ! Alors nous louons une maison proche du centre ville de Sherbrooke. Il y a 4 chambres, un grand salon, mais aussi une cave et un jardin. Je cohabite avec deux françaises et une tunisienne, toutes les trois étudiantes au doctorat. Il y a également avec nous un bébé chat, c’est Miss Tique, mais aussi un poisson rouge, le plus serein et discret de la colocation. Il s’appelle Findus.
La fin de semaine dernière, nous avons organisé un repas tunisien et c’était vraiment très bon. Pour l'occasion était invité, un marocain et deux algériens.
Toutefois, nous préparons maintenant une nouvelle excursion. Nous avons un jour férié lundi prochain, ce qui nous laisse trois jours pour aller voir le Massachusetts et les côtes de l’Océan Atlantique puis Boston. L'aventure est à suivre donc...

dimanche 30 août 2009

Au temps d'antan

Nous sommes allés visiter le village québécois d’antan pour faire un remake de la Petite Maison dans la Prairie. Le site se trouve à côté de Drummondville, à 1 h de route de Sherbrooke. Il regroupe environ 70 bâtiments qui permettent de recréer l’ambiance d’une communauté rurale au Québec entre 1810 et 1910. La plupart des bâtiments sont des maisons d’époque qui ont été déplacées et reconstruites ici. L’église est une reproduction historique. On peut donc se balader à l’intérieur du village mais aussi visiter les maisons, boutiques, granges dans les lesquels des personnes en costumes d’époque accueillent les visiteurs et reproduisent des gestes d’autrefois Bien sûr on peu le percevoir comme un piège à touriste, les filles n’ont d’ailleurs pas résisté à se faire photographier en costume d’époque ! Mais c’était néanmoins une visite très agréable et drôle. Un point négatif de cette journée toutefois, la batterie de mon appareil photo qui a décidé de me lâcher après avoir visité à peine 20 maisons ! Je suis frustré, il y avait plein de belles maisons et des situations insolites à photographier !